BIENVENUE AU MISTA

Comme Obélix, Yannick Tardy est tombé dans la marmite quand il était petit. « Je portais encore une couche quand j’ai découvert que j’étais prédestiné à cuisiner. Mon père, un top chef marseillais, m’a appris les rudiments gustatifs avant même que j’aie des dents! » Pour lui, la restauration n’est pas une simple passion : elle fait littéralement partie de son ADN. « Même l’odeur de la plonge, crois-le ou non, me donne des frissons. » Il a eu cette chance que peu ont eue dans le métier, la chance d’avoir un père chef, un vrai chef, un restaurateur, un homme si petit et délicat mais tellement grand à la fois qui lui a légué un savoir-faire hors pair des connaissances presque impeccables et une rigueur incroyable. Son papa, est malheureusement décédé du cancer l’an dernier, Yannick Tardy s’assure de ne pas le faire disparaitre. Il le fait vivre à travers sa cuisine, à travers son quotidien dans son restaurant. Et sa mère dans tout ça ? C’est simple, elle est sa plus grande ‘’fan’’ !!
Elle est encore impressionnée par chacune des bouchées de plats préparés par son fils.

Au fond, c’est ça le Mista. C’est une histoire de famille. C’est aussi l’histoire d’un petit gars qui chérissait le rêve de faire comme papa ! Avec ténacité et travail acharné il y est arrivé, son rêve c’est réalisé à l’âge de 21 ans.
C’est donc en 2003 qu’il ouvre le Mista après avoir étudié la cuisine au CFP Jacques-Rousseau de Longueuil et fait ses classes en accompagnant son père dans une multitude de restaurants italiens de la grande région montréalaise.

Il avoue, aussi, avoir été associé dans une dizaine d’établissements avant d’ouvrir le Mista. Je suis choyé d’avoir la clientèle et le personnel que j’ai ! Au fil des ans, cette clientèle a accepté mon évolution culinaire et le personnel m’a aidé à créer ce sentiment d’appartenance et de confort que le Mista procure aux visiteurs. »
Pourquoi avoir choisi Beloeil pour son resto? Il évoque, d’emblée, les gens, la montagne, le stationnement à proximité.
« J’y vois aussi le potentiel d’expansion et, bien évidemment, je suis un banlieusard affirmé! », confie-t-il le sourire aux lèvres.

(Texte adapté et revisité d’une chronique du journal Voir)